Pilule Qlaira : usage, posologie, effets secondaires & interactions

Au sommaire

Dans quels cas la pilule Qlaira est-elle prescrite ?

Qlaira est une pilule contraceptive prescrite aux femmes qui ne désirent pas une grossesse mais également à celles qui ont des règles très abondantes et qui souhaitent une contraception orale.

Votre médecin prescrira Qlaira en tenant compte de vos facteurs de risque notamment de thrombo-embolie veineux (TEV) et du risque de TEV avec Qlaira en comparaison aux autres contraceptifs hormonaux combinés.

oubli Pilule Qlaira
Nom
Qlaira
Fabriquant
Bayer
Ingrédient actif
Estradiol (oestrogène) et diénogest (progestérone).
Indications
Contraceptif Oral.
Dosage
1 pilule / jour à heure régulière.
Voie d’administration
Voir orale.
Génération
4ème génération
Prise
Sur 28 jours.
Type
Pilule Combinée
Disponibilité du produit
En stock
Prise en charge
65%
Où l'acheter ?

Présentation détaillée de Qlaira

Qlaira est une pilule contraceptive combinée. Elle contient une hormone oestrogénique naturelle appelée valérate d’estradiol et qui est proche de celle produite naturellement par notre organisme et une hormone progestative, le diénogest.

Présentation des plaquettes

Chaque plaquette comprend 28 comprimés : 2 comprimés jaune foncé contenant chacun 3 mg d’Estradiol, 5 comprimés rouges qui contiennent chacun 2 mg d’Estradiol et 2 mg de Diénogest, 17 comprimés jaune clair contenant chacun 2 mg d’Estradiol et 3 mg de Diénogest, 2 comprimés rouge foncé qui contiennent chacun 1 mg d’Estradiol et 2 comprimés blancs de placebo.

Aspect et forme

Qlaira se présente sous la forme d’un comprimé pelliculé de différentes couleurs :

Le comprimé pelliculé jaune foncé, de forme ronde et à faces biconvexes. Il a les lettres « DD » qui sont gravées sur l’une des faces.

Le comprimé pelliculé rouge, de forme ronde et à faces biconvexes. Il a les lettres « DJ » qui sont gravées sur l’une des faces du comprimé.

Le comprimé pelliculé jaune clair, de forme ronde et à faces biconvexes. Il a les lettres « DH » qui sont gravées sur l’une des faces de chaque comprimé.

Le comprimé pelliculé rouge foncé, de forme ronde et à faces biconvexes. Il a les lettres « DN » qui sont gravées sur l’une des faces.

Le comprimé pelliculé blanc, de forme ronde et à faces biconvexes. Les lettres « DT » sont gravées sur l’une des faces du comprimé.

Ingrédients et composition de Qlaira

Principes actifs Estradiol (oestrogène) et diénogest (progestérone).
Autres ingrédients Lactose monohydrate, amidon de maïs, amidon de maïs prégélatinisé, povidone K25, stéarate de magnésium, hypromellose de type 2910, macrogol 6000, talc, dioxyde de titanium, oxyde de fer jaune ou oxyde de fer rouge.

Mode d’administration et posologie

Tous les comprimés doivent être pris à la même heure et il est important de bien suivre l’ordre indiqué sur la plaquette.

Contrairement à la pilule Cilest par exemple, la prise est continue. Il n’y a donc pas d’arrêt de 7 jours à respecter comme cela peut être le cas avec d’autres pilules contraceptives. Prenez les comprimés pendant 28 jours et commencez une nouvelle plaquette dès que la précédente est terminée.

Nous allons vous expliquer comment débuter la prise de la pilule contraceptive Qlaira.

Si aucune contraception hormonale n’a été prise durant le mois précédent

Si vous êtes dans ce cas, vous devez commencer à prendre Qlaira le premier jour du cycle c’est-à-dire le premier jour des règles.

En relais d’une pilule estroprogestative, d’un anneau vaginal ou d’un patch contraceptif

Dans le cas d’un relais d’un anneau vaginal ou d’un patch contraceptif, vous devez commencer la prise de Qlaira le jour où vous le retirez. Dans le cas d’un relais d’une pilule estroprogestative, vous devez prendre le premier comprimé Qlaira le lendemain de la prise du dernier comprimé actif (celui qui contient les substances actives).

En relais d’une méthode progestative seule (DIU, implant, injection, pilule progestative)

Si vous preniez une pilule progestative, vous avez la possibilité de commencer Qlaira à tout moment pendant le cycle, le lendemain de l’arrêt de la pilule progestative. En relais à un implant ou un DIU (a), vous devez commencer la prise le jour du retrait. Si vous utilisiez un contraceptif injectable, vous devez prendre le premier comprimé le jour du retrait.

Sachez que dans ce type de relais, il est indispensable d’utiliser une contraception complémentaire (un préservatif par exemple) durant les 9 premiers jours de la prise de Qlaira.

Après une interruption de grossesse du 1er trimestre

Il est conseillé dans ce cas précis de prendre le premier comprimé Qlaira immédiatement. Il n’est pas nécessaire d’avoir recours à une méthode de contraception complémentaire.

Après un accouchement ou une interruption de grossesse du 2ème trimestre

Il vous sera conseillé de ne commencer une contraception qu’après 21 à 28 jours. Si vous commencez la prise de Qlaira plus tardivement, vous devez utiliser une méthode contraceptive mécanique complémentaire pendant les 9 premiers jours de la prise.

Pendant l’allaitement

Si vous allaitez votre enfant, il vous sera déconseillé de prendre la pilule contraceptive Qlaira. En effet, les COCs peuvent influencer sur la composition quantitative et qualitative du lait maternel.

Mécanisme d’action : comment fonctionne Qlaira ?

L’effet contraceptif de la pilule Qlaira repose sur l’interaction de différents facteurs. Parmi eux on trouve l’inhibition de l’ovulation, les modifications des sécrétions cervicales et de l’endomètre. Lors d’études cliniques aux Etats-Unis et en Europe, les indices de PEARL (b) (indice théorique égal au pourcentage de grosses accidentelles sur 1 an d’utilisation de la pilule (2) suivants ont été calculés :

Pour les patientes âgées de 18 à 50 ans : échec de la méthode : 0,42 et échec de la patiente + échec de la méthode : 0,79. Pour les patientes âgées de 18 à 35 ans : échec de la méthode : 0,51 et échec de la patiente + échec de la méthode : 1,01.

Le fonctionnement de Qlaira consiste en une diminution progressive du dosage en estrogène et en une augmentation progressive du dosage en progestatif, ce qui fait d’elle une pilule très prescrite pour traiter des saignements menstruels abondants en l’absence de pathologie organique.

Les études & actualités sur cette pilule

Etudes menées sur l’efficacité de cette pilule

Plusieurs études (3) ont été menées sur la pilule Qlaira. Une étude d’inhibition de l’ovulation sur 3 cycles a par exemple mis en avant l’efficacité de cette pilule qui a conduit à la suppression du développement folliculaire chez la majorité des femmes et deux autres, multicentriques, randomisées, en double aveugle de méthodologie similaire ont prouvé son efficacité et sa sécurité. Elles ont été réalisées sur 269 patientes sous Qlaira et 152 patientes sous placebo.

Que faire en cas d’oubli ?

Si vous oubliez de prendre un comprimé Qlaira, celui pas réduire son efficacité et donc augmenter le risque de grossesse. Nous allons donc vous indiquer la marche à suivre si vous oubliez de prendre un comprimé actif.

Lorsque l’oubli est constaté dans les 12 heures

Si vous vous apercevez de l’oubli dans les 12 heures, cela ne va pas réduire l’efficacité contraceptive de Qlaira. Vous pouvez prendre le comprimé oublié dès que vous vous apercevez de l’oubli et continuez la prise du comprimé suivant comme d’habitude.

Lorsque l’oubli est constaté après plus de 12 heures

Dans ce cas précis, l’efficacité contraceptive de Qlaira est diminuée. Vous devez prendre le comprimé oublié dès que vous vous en apercevez même si cela vous oblige à prendre 2 comprimés en même temps. Poursuivez ensuite la posologie comme d’habitude.

Selon le jour du cycle

Voici la conduite à tenir si l’oubli dépasse de plus de 12 heures l’heure de prise habituelle selon le jour :

  • Jour 1-2, comprimés jaune foncé 

Prenez le comprimé oublié dès que vous vous en apercevez et prenez le suivant comme d’habitude même si cela implique de prendre 2 comprimés le même jour. Il est conseillé d’utiliser une méthode contraceptive complémentaire durant les 9 jours suivants.

  • Jour 3-7, comprimés rouges

Prendre le comprimé oublié en suivant et poursuivre le traitement normalement. Utilisez pendant 9 jours une méthode contraceptive complémentaire.

  • Jour 8-17, comprimés jaune clair

Dès que vous vous apercevez de l’oubli, prenez le comprimé oublié puis le suivant à l’heure habituelle même si cela implique de prendre 2 comprimés en même temps.

  • Jour 18-24, comprimés jaune clair

Vous devez jeter la plaquette en cours puis commencer immédiatement une nouvelle plaquette en débutant par le premier comprimé. Poursuivez la posologie normalement et utilisez une méthode contraceptive durant les 9 jours qui suivent.

  • Jour 25-26, comprimés rouge foncé

Dans ce cas, aucune méthode contraceptive complémentaire n’est nécessaire. Vous devez simplement prendre immédiatement le comprimé oublié même si cela implique de prendre deux comprimés le même jour.

  • Jour 27-28, comprimés blancs

Ce sont des comprimés placebos. Jetez le comprimé oublié et poursuivez la prise normalement. Vous n’avez pas besoin d’utiliser une méthode contraceptive complémentaire.

Pour info 

Vous ne devez pas prendre plus de 2 comprimés le même jour. Si vous avez oublié de commencer une nouvelle plaquette ou si vous avez oublié un ou plusieurs comprimés entre le troisième et le neuvième jour, il est possible que vous soyez déjà enceinte.

Si vous vomissez dans les 3 à 4 heures qui suivent la prise d’un comprimé Qlaira, vous devez prendre le comprimé suivant en remplacement dès que possible. Cela doit être si possible dans le 12 heures qui suivent l’heure de la prise habituelle. Si vous vomissez après plus de 12 heures vous devez suivre les mêmes consignes que lorsqu’il s’agit d’un oubli de comprimé. Il est conseillé lors de vomissements d’utiliser une méthode contraceptive complémentaire.

Conduite à tenir en cas de perte ou rejet de la pilule

Si vous avez des troubles gastro-intestinaux après la prise d’un comprimé tels que des vomissements ou de la diarrhée, il est possible que l’absorption du comprimé ne soit pas complète. Lors de vomissements dans les 3 à 4 heures qui suivent la prise d’un comprimé actif, il est conseillé de prendre le comprimé suivant en remplacement dès que possible c’est-à-dire dans les 12 heures qui suivent l’heure habituelle de la prise.

Si plus de 12 heures se sont écoulées, les consignes à appliquer sont celles données pour les oublis de comprimés dans notre rubrique un peu plus haut « Que faire en cas d’oubli ».

Comment réagir en cas de surdosage ?

Si vous avez pris plus de comprimés Qlaira que vous n’auriez dû, vous pouvez ressentir des nausées, des vomissements et de légers saignements vaginaux notamment chez les jeunes filles. A l’heure actuelle, aucun effet délétère lié à un surdose n’a été signalé. Si cela vous arrive, consultez votre médecin afin qu’il traite les symptômes du surdosage.

Précautions d’emploi

Effets indésirables possibles

Comme c’est le cas pour tous les médicaments, Qlaira peut provoquer des effets indésirables :

  • Infection fongique
  • Infection vulvovaginale mycosique
  • Infection vaginale
  • Candidose
  • Herpès oral
  • Maladie inflammatoire pelvienne
  • Syndrome d’histoplasmose oculaire présumé
  • Pityriasis versicolor
  • Infection des voies urinaires
  • Vaginite bactérienne
  • Augmentation de l’appétit
  • Rétention hydrique
  • Hypertriglycéridémie
  • Dépression
  • Humeur dépressive
  • Trouble émotionnel
  • Pleurs
  • Labilité émotionnelle
  • Insomnie
  • Baisse de la libido
  • Perte de la libido
  • Troubles mentaux
  • Changement d’humeur
  • Humeur labile
  • Saute d’humeur
  • Agressivité
  • Anxiété
  • Dysphorie
  • Augmentation de la libido
  • Nervosité
  • Cauchemars
  • Agitation
  • Trouble du sommeil
  • Stress
  • Céphalée
  • Céphalée de tension
  • Céphalée sinusale
  • Etourdissement
  • Migraine
  • Migraine avec aura
  • Trouble de l’attention
  • Paresthésie
  • Vertige
  • Intolérance aux lentilles de contact
  • Sécheresse des yeux
  • Gonflement des yeux
  • Infarctus du myocarde
  • Palpitation
  • Bouffées de chaleur
  • Hypertension
  • Saignement de varice
  • Accident thrombo-embolique veineux
  • Accident thrombo-embolique artériel
  • Hypotension
  • Phlébite superficielle
  • Douleur veineuse
  • Douleur abdominale
  • Distension abdominale
  • Douleur abdominale haute
  • Douleur abdominale basse
  • Nausée
  • Diarrhée
  • Vomissement
  • Constipation
  • Sécheresse de la bouche
  • Dyspepsie
  • Reflux gastro-oesophagien
  • Elévation des enzymes hépatiques
  • Elévation de l’alanine aminotransférase
  • Elévation de l’aspartate aminotransférase
  • Hémorragie génitale
  • Perte vaginale
  • Sécheresse vulvovaginale
  • Hémorragie de privation anormale
  • Tumeur bénigne du sein
  • Cancer du sein in situ
  • Kyste mammaire
  • Ecoulement mammaire
  • Polype cervical
  • Erythème cervical
  • Saignement post-coïtal
  • Galactorrhée
  • Pertes génitales
  • Hypoménorrhée
  • Retard de menstruation
  • Rupture de kyste ovarien
  • Odeur vaginale
  • Sensation de brûlure vulvovaginale
  • Gêne vulvovaginale
  • Lymphadénopathie
  • Asthme
  • Dyspnée
  • Epistaxis
  • Fatigue
  • Irritabilité
  • Oedème
  • Oedème périphérique
  • Douleur dans la poitrine
  • Malaise
  • Fièvre
  • Prise de poids
  • Perte de poids
  • Modification de la pression artérielle
  • Augmentation de la pression artérielle
  • Diminution de la pression artérielle
  • Frottis anormal
  • Accident vasculaire cérébral
  • Accident ischémique transitoire
  • Thrombose veineuse
  • Embolie pulmonaire
  • Tumeur hépatique
  • Erythème noueux
  • Erythème polymorphe
  • Maladie de Crohn
  • Aggravation de maladie de Crohn
  • Rectocolite hémorragique
  • Exacerbation de rectocolite hémorragique
  • Epilepsie
  • Aggravation d’épilepsie
  • Aggravation de la migraine
  • Fibrome utérin
  • Aggravation de fibrome utérin
  • Porphyrie
  • Aggravation d’une porphyrie
  • Lupus érythémateux disséminé
  • Aggravation d’un lupus érythémateux disséminé
  • Aggravation d’herpès gravidique
  • Chorée de Sydenham
  • Exacerbation d’une chorée de Sydenham
  • Syndrome hémolytique et urémique
  • Ictère cholestatique
  • Aggravation d’ictère cholestatique
  • Perturbation de la fonction hépatique
  • Angio-oedème
  • Aggravation d’angioedème
  • Hypersensibilité mammaire
  • Rash cutané
  • Urticaire
  • Dysplasie cervicale
  • Saignements utérins anormaux
  • Dyspareunie
  • Fibrose kystique du sein
  • Ménorragie
  • Trouble menstruel
  • Kyste ovarien
  • Douleur pelvienne
  • Syndrome prémenstruel
  • Léiomyome utérin
  • Spasme utérin
  • Saignement utérin
  • Saignement vaginal
  • Spotting
  • Hémorragie vaginale
  • Elévation de la gammaglutamyltransférase
  • Hyperplasie nodulaire hépatique focale
  • Cholécystite
  • Acné
  • Acné pustuleuse
  • Alopécie
  • Hyperhidrose
  • Prurit cutané
  • Prurit généralisé
  • Eruption cutanée pruritique
  • Eruption cutanée
  • Eruption maculeuse
  • Réaction allergique cutanée
  • Dermatite allergique
  • Urticaire allergique
  • Chloasma
  • Dermatite
  • Hirsutisme
  • Hypertrichose
  • Neurodermatose
  • Trouble de la pigmentation
  • Séborrhée
  • Trouble cutané
  • Tiraillement de la peau
  • Spasme musculaire
  • Douleur dorsale
  • Douleur dans la mâchoire
  • Sensation de lourdeur musculaire
  • Douleur des voies urinaires
  • Aménorrhée
  • Gêne mammaire
  • Douleur mammaire
  • Sensibilité mammaire
  • Trouble mammaire
  • Douleur du mamelon
  • Dysménorrhée
  • Métrorragie
  • Menstruations irrégulières
  • Hypertrophie mammaire
  • Gonflement mammaire
  • Tuméfaction mammaire

Si vous ressentez l’un de ces effets secondaires ou un effet indésirable qui n’est pas dans cette liste, contactez votre médecin ou votre pharmacien.

Contre-indications

Qlaira est contre-indiqué dans les cas suivants :

  • Une hypersensibilité à l’un des agents actifs ou à l’un des composants de Qlaira
  • Si vous avez ou avez eu un caillot dans un vaisseau sanguin d’une jambe, d’un poumon ou d’un autre organe
  • Si vous avez un trouble affectant la coagulation sanguine
  • Si vous devez être opérée ou alitée
  • Si vous avez déjà eu une crise cardiaque ou un AVC
  • Si vous avez ou avez eu une angine de poitrine
  • Si vous souffrez de diabète sévère
  • Si vous avez une pression artérielle sévère
  • Si vous avez un taux élevé de graisses dans le sang
  • Si vous avez ou avez eu une migraine avec aura
  • Si vous avez ou avez eu une tumeur du foie
  • Si vous avez des antécédents ou une suspicion de cancer du sein ou des organes génitaux
  • Si vous souffrez d’une dépression
  • Si vous fumez
  • Si vous présentez une intolérance à certains sucres

Interactions médicamenteuses

Qlaira est un contraceptif oral qui peut interagir avec les médicaments et les traitements suivants :

  • Les traitements de l’épilepsie (primidone, phénytoïne, carbamazépine, oxcarbazépine, topiramate, felbamate par exemple)
  • Les médicaments dans le traitement de la tuberculose (rifampicine)
  • Les traitements du VIH et de l’hépatite C
  • Griséofulvine
  • Kétoconazole
  • Les traitements à base de millepertuis
  • Les médicaments qui contiennent de la ciclosporine (c)

Il est important d’indiquer à votre médecin les médicaments que vous prenez, même ceux sans ordonnance afin d’éviter une interaction médicamenteuse qui pourrait notamment réduire leur efficacité.

Fertilité, grossesse & allaitement

Pendant la grossesse, Qlaira n’est pas indiqué. Si vous vous apercevez que vous êtes enceinte pendant la prise de cette pilule contraceptive, vous devez arrêter de la prendre.

Si vous allaitez votre enfant, il faut savoir que Qlaira comme tous les contraceptifs oraux combinés peut influencer sur la qualité et la quantité du lait maternel. Il est donc déconseillé de prendre cette pilule contraceptive pendant l’allaitement. Une faible quantité de ces contraceptifs peuvent en effet passer dans le lait maternel puis affecter l’enfant.

Qlaira est une pilule indiquée principalement pour éviter une grossesse. Pour un retour à la fertilité, le retour de l’activité ovarienne à des niveaux identiques à ceux précédant la prise de cette pilule contraceptive se fait durant le cycle qui suit l’arrêt du traitement.

Informations supplémentaires concernant les populations particulières :

Chez les enfants et les adolescentes, aucune donnée n’est à ce jour disponible concernant l’utilisation de Qlaira chez les adolescentes âgées de moins de 18 ans.

Chez les sujets âgés, il faut savoir que la pilule Qlaira n’est pas indiquées après la ménopause .

Chez les patientes qui souffrent d’insuffisance hépatique, la pilule contraceptive Qlaira est contre-indiquée chez les femmes ayant des affections hépatiques sévères.

Chez les patientes qui souffrent d’insuffisance rénale, Qlaira n’a pas été étudiée de façon spécifique pour cette pathologie.

Conduite d’un véhicule en utilisant Qlaira

Les effets sur l’aptitude à conduire un véhicule lors de la prise de Qlaira n’ont pas été étudiés. A ce jour, aucun effet sur l’aptitude à conduire un véhicule n’a été observé chez les patientes qui prennent cette pilule contraceptive.

Mises en garde

Comme c’est toujours le cas avec une pilule contraceptive estroprogestative à base d’éthinylestradiol, le risque de thrombo-embolie veineuse (TEV) et de thrombo-embolie artérielle (TEA) est important lors de la prise de Qlaira. C’est pourquoi prendre cette pilule contraceptive doit se faire après concertation entre le médecin et la patiente. Celle-ci doit en effet connaître ces risques. Qui est concerné, quels sont les symptômes d’une TEV ou d’une TEA ? C’est ce que nous allons vous expliquer en détails.

Les risques de TEV

Le risque de thrombo-embolie veineuse (d) est supérieur chez les patientes qui prennent un contraceptif hormonal combiné par aux femmes qui n’en prennent pas. Les contraceptifs hormonaux combinés qui contiennent du Lévonorgestrel, du norgestimate ou de la noréthistérone sont associés au risque de thrombo-embolie veineuse le plus faibles. Quelques données suggèrent que Qlaira peut présenter un risque de TEV du même ordre.

La décision de prendre un autre CHC tel que la pilule contraceptive Qlaira doit être prise uniquement après une concertation avec la patiente. Il est en effet important qu’elle comprenne le risque de TEV qui est associé au contraceptif hormonal combiné.

On estime aujourd’hui que sur 10000 patientes qui utilisent un contraceptif hormonal combiné qui contient du lévonorgestrel, 6 vont développer une thrombo-embolie veineuse sur une période d’un an.

Parmi les femmes qui n’utilisent pas de CHC et qui ne sont pas enceintes, environ 2 sur 10 000 développeront une TEV sur une période d’un an. Cependant, chez une femme donnée, le risque peut être considérablement plus élevé, selon les facteurs de risque qu’elle présente.

Les études épidémiologiques concernant les femmes qui utilisent des contraceptifs hormonaux combinés faiblement dosés (< 50 μg d’éthinylestradiol) ont montré que, sur 10 000 femmes, environ 6 à 12 développeront une TEV sur une période d’un an.

Des données épidémiologiques limitées suggèrent que le risque de TEV associé à l’utilisation de Qlaira pourrait être du même ordre que le risque associé aux autres CHC, y compris les CHC contenant du lévonorgestrel. Le nombre de TEV par année associé aux CHC faiblement dosés  est inférieur à celui attendu pendant la grossesse ou en période post-partum.

Les facteurs de risque d’une TEV

Le risque de développer des complications thrombo-emboliques veineuses peut être augmenté si d’autres facteurs de risque sont présents. C’est notamment le cas si la patiente souffre d’obésité. Un IMC trop élevé peut en effet augmenté le risque de TEV considérablement.

L’immobilisation prolongée, une intervention chirurgicale importante mais également une intervention chirurgicale au niveau des jambes et du bassin, une neurochirurgie sont également des facteurs de risques. Dans ces cas précis, il sera demandé à la patiente de notre pas prendre Qlaira au moins 4 semaines avant l’intervention et de ne la reprendre qu’après 2 semaines de remobilisation.

Il faut savoir également qu’une immobilisation temporaire tel qu’un vol en avion de plus de 4 heures est un facteur de risque d’une thrombo-embolie veineuse.

L’âge (au-delà de 35 ans), certaines affections médicales (cancer, lupus érythémateux disséminé, maladies inflammatoires chroniques intestinales..), des antécédents de TEV chez un parent proche sont autant de facteurs de risque de développer une TEV lors de la prise de Qlaira.

Les symptômes d’une TEV

Vous devez consulter votre médecin le plus rapidement possible si vous avez l’un des symptômes suivants :

  • Un gonflement unilatéral d’une jambe ou d’un pied ou le long d’une veine de la jambe affectée
  • Une douleur ou une sensibilité dans une jambe qui peut être ressentie que lorsque vous êtes debout ou lorsque vous marchez
  • Une sensation de chaleur, de rougeur ou un changement de la coloration cutanée de la jambe affectée
  • Un essoufflement soudain
  • Un accélération de la respiration
  • Une toux soudaine
  • Une douleur thoracique aiguë
  • Des étourdissements ou des vertiges sévères
  • Des battements cardiaques rapides ou irréguliers

Les facteurs de risque de TEA

Le risque d’une complication de thrombo-embolie artérielle ou d’accidents cérébrovasculaire chez les patientes prenant la pilule Qlaira est plus élevé au-delà de 35 ans et si la patiente fume ou souffre d’obésité.

C’est également le cas chez les patientes qui souffrent d’hypertension artérielle, de migraine ou qui ont des antécédent familiaux de TEA. Le diabète, l’hyperhomocystéinémie, la valvulopathie cardiaque et fibrillation articulaire, un lupus érythémateux ou une dyslipoprotéinémie sont également des facteurs de risque à prendre en compte.

Les symptômes d’une TEA

Vous devez consulter rapidement votre médecin lors :

  • D’une apparition soudaine d’un engourdissement ou d’une faiblesse au niveau du visage, d’un bras ou d’une jambe
  • D’une apparition soudaine d’une difficulté à marcher, de sensations de vertiges, d’une perte de l’équilibre ou de coordination
  • D’une apparition soudaine de difficultés à communiquer, à comprendre ou d’une confusion
  • D’une céphalée soudaine mais également sévère ou prolongée et sans cause connue
  • D’une perte de la conscience ou un évanouissement avec ou sans crise convulsive

Cancers

Certaines études épidémiologiques (1) suggèrent que les contraceptifs oraux combinés (COC) pourraient être associés à une augmentation du risque de cancer du col de l’utérus chez les utilisatrices de COC à long terme (> 5 ans). Il n’est cependant pas établi dans quelle mesure cette augmentation du risque est liée à des facteurs confondants tels que le comportement sexuel et d’autres facteurs comme le papillomavirus humain (HPV).

Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a conclu qu’il existe une légère augmentation du risque relatif (RR = 1,24) de cancer du sein chez les femmes sous contraception orale combinée. Cette majoration du risque disparaît progressivement au cours des 10 ans qui suivent l’arrêt d’une contraception orale combinée. Le cancer du sein étant rare chez la femme de moins de 40 ans, le nombre plus élevé de cancers diagnostiqués chez les utilisatrices habituelles ou nouvelles utilisatrices de COC reste faible par rapport au risque global de cancer du sein. Ces études ne permettent pas d’établir une relation de causalité. Il est possible que, chez les utilisatrices de COC, cette augmentation du risque soit due à un diagnostic plus précoce du cancer du sein, aux effets biologiques de cette contraception ou à l’association des deux. Les cancers du sein diagnostiqués chez les utilisatrices ont tendance à être moins évolués cliniquement par rapport à ceux diagnostiqués chez des femmes n’en ayant jamais utilisé.

Dans de rares cas, des tumeurs bénignes du foie, et dans de plus rares cas encore, des tumeurs malignes du foie ont été rapportées chez des utilisatrices de contraceptifs oraux combinés. Dans des cas isolés, ces tumeurs ont conduit à des hémorragies intra-abdominales mettant en jeu le pronostic vital. Chez les femmes sous contraceptifs oraux combinés, la survenue de douleurs sévères de la partie supérieure de l’abdomen, d’augmentation du volume du foie ou de signes d’hémorragie intra-abdominale doit faire évoquer une tumeur hépatique.

Les autres pathologies

Les patientes qui sont atteintes d’hypertriglycéridémie (f) ou qui ont des antécédents d’hypertriglycéridémie ont un risque important de pancréatite lors de l’utilisation d’un COC.

Chez de nombreuses patientes qui utilisent un contraceptif oral combiné, il a été observé une augmentation modérée de la pression artérielle qui est rarement cliniquement significative. Cependant, si une hypertension durable cliniquement significative doit s’installer, il sera alors conseillé à la patiente d’interrompre la prise de la pilule contraceptive et de traiter l’hypertension. Elle pourra être reprise éventuellement lorsque l’hypertension est traitée.

Bien que la responsabilité des estroprogestatifs n’a pu établie, la survenue ou l’aggravation de certaines pathologies a été observée chez les femmes enceintes ou chez les patientes qui prennent un contraceptif oral combiné. Ces pathologies sont : ictère et/ou prurit dû(s) à un cholestase (e), un lupus érythémateux disséminé, un syndrôme hémolytique et urémique, un herpès gravidique.

Il faut également savoir que chez les patientes qui présentent un angio-oedème héréditaire, les estrogènes exogènes peuvent l’aggraver ou l’induire.

La survenue d’anomalies hépatiques aiguës ou chroniques peut nécessiter l’arrêt des contraceptifs oraux combinés jusqu’à la normalisation des paramètres hépatiques. La récidive d’un ictère cholestatique survenu initialement lors de la grossesse ou de la prise antérieure d’hormones stéroïdiennes doit faire arrêter les contraceptifs oraux combinés.

Bien que les COC puissent avoir un effet sur la résistance périphérique à l’insuline et la tolérance au glucose, il n’a pas été mis en évidence de besoin de modifier le traitement chez les diabétiques utilisant une contraception orale combinée faiblement dosée (contenant moins de 0,05 mg d’éthinylestradiol). Les femmes diabétiques sous contraceptif oral combiné doivent cependant être étroitement surveillées, en particulier lors de son instauration.

Des cas d’aggravations de dépression endogène, d’épilepsie, de maladie de Crohn et de rectocolite hémorragique ont été observés sous contraceptifs oraux combinés.

Un chloasma peut survenir notamment chez les patientes qui ont des antécédents de chloasma gravidique. Les patientes ayant une prédisposition au chloasma sous contraceptifs oraux doivent éviter de s’exposer au soleil ou aux rayons ultraviolets.

Les estrogènes peuvent causer une rétention hydrique, de ce fait les patientes avec un dysfonctionnement cardiaque ou rénal doivent être soigneusement surveillées. Le taux des estrogènes circulants peut être augmenté après administration de QLAIRA les patientes avec une insuffisance rénale terminale doivent donc être étroitement surveillées.

Prix de Qlaira

Le prix de cette pilule varie selon l’endroit où vous l’achetez. En pharmacie ou en ligne, le prix est fixé librement par le pharmacien. Voici les prix indicatif sur notre pharmacie partenaire (ordonnance incluse) :

Quantité Prix
3 mois 101,29 euros
6 mois 156,29 euros

Mises en garde concernant l’achat de votre pilule Qlaira sur Internet :

Il peut être tentant d’acheter la pilule Qlaira sur Internent notamment lors d’un renouvellement d’ordonnance ou si vous ne pouvez pas vous déplacer chez votre médecin. Nous tenons toutefois à vous mettre en garde sur l’achat de cette pilule sur Internet. De nombreuses contrefaçons circulent en effet sur le net. Celles-ci peuvent être dangereuses pour votre santé, ne sont pas efficaces et vous avez donc un risque de grossesse et bien sûr, vous jetez votre argent par les fenêtres.

N’hésitez pas à consulter notre tableau en haut de cet article pour connaître où acheter la pilule Qlaira en toute confiance sur Internet.

Lexique

(a) DIU : Un DIU est un dispositif intra-utérin. Son nom courant est le stérilet. De forme de T, il peut être au cuivre ou hormonal. Son efficacité est de 99 % et selon le modèle, il peut être gardé entre 4 et 10 ans. Il doit cependant être contrôlé tous les ans afin de s’assurer qu’il est bien positionner. Vous pouvez demander à le retirer à n’importe quel moment.

(b) Indice de Pearl : L’indice de Pearl mesure la fiabilité d’une méthode contraceptive utilisée de manière optimale. Son chiffre correspond au nombre de grossesses qui sont observées pour 100 femmes qui utilisent une contraception pendant un an.

(c) La Ciclosporine : Il s’agit d’un médicament qui est prescrit notamment dans le traitement préventif du rejet de greffe d’organe lors d’une transplantation ainsi que pour traiter certaines maladies inflammatoires comme le psoriasis, la polyarthrite rhumatoïde et la dermatite atopique.

(d) TEV : une trhombo-embolie veineuse correspond à la formation d’un caillot sanguin qui peut obstruer la circulation sanguine et dans certains cas, migrer puis provoquer une embolie pulmonaire.

(e) Cholestase : La cholestase est une diminution ou un arrêt de la sécrétion biliaire. Ses signes cliniques sont dominés par un ictère (couleur jaune de la peau et des téguments) associé à des urines foncées, des selles décolorées et un prurit (démangeaisons).

(f) Hyppertriglycédidémie : Elle est caractérisée par un taux trop élevé de triglycérides dans le sang.

Questions fréquentes posées

Qlaira est-elle remboursée par la sécurité sociale ?

Non, Qlaira fait partie des pilules contraceptives non remboursées par la sécurité sociale.

Faut-il une ordonnance pour acheter ce contraceptif oral ?

C’est une pilule contraceptive qui ne peut vous être délivrée que sur prescription médicale. Vous devez donc avoir une ordonnance pour pouvoir l’acheter.

Que faire en cas d’oubli d’un comprimé ?

Si vous vous en apercevez dans les 12 heures, prenez le comprimé oublié et le prochain comme d’habitude. Au-delà de 12 heures, consultez la marche à suivre indiquée un peu plus haut.

Cette pilule contraceptive fait-elle prendre du poids ?

Ce n’est bien sûr pas automatique mais la prise de poids fait effectivement partie des effets indésirables.